RDV miltant

Distributions militantes du tract national quatre pages « la bourse ou la vie » , quartier Montpellier Nord Ouest

Mardi 18 novembre à partir de 9h00 quartier de la Jalade

Mardi 18 novembre à partir de 17h00 quartier Triolet

Vendredi 21 novembre à partir de 18h00 quartier des Cévennes

Dimanche 23 novembre à partir de 17h00 quartier St Clément

Vendredi 28 novembre à partir de 18h00 quartier du Petit Bard

Vendredi 5 décembre à partir de 18h00 quartier de La Pergola

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Au cœur de la « Crise » : la « pieuvre » capitaliste

Depuis des mois, les Français ont été abreuvés par les medias dominants d’informations ou plutôt de pseudo-informations sur le développement de la crise financière aux USA. On leur a parlé successivement de la crise des « subprimes » (crédits hypothécaires à risque), puis de la « bulle » spéculative immobilière aux USA qui aurait éclaté, puis d’une crise bancaire qui vient d’entraîner la faillite de banques prestigieuses (ex. Lehman Brothers, fondée au XIX° siècle). On a assisté ensuite au renflouement, à coup de centaines de milliards de $ versés par le gouvernement américain, d’autres grandes institutions financières US, puis de l’ensemble du système bancaire américain, pour un coût provisoire de 700 milliards de $, mais probablement in fine bien plus élevé. Maintenant, il se confirme que cette crise bancaire US s’est étendue, comme un feu de brousse dans la savane, aux banques européennes, y compris françaises, et que l’on ignore en fait l’ampleur des conséquences potentielles en Europe même de cette situation. Dans la dernière période, est apparu un nouveau thème, aussi bien aux USA qu’en Europe, c’est que tout cela aura un coût élevé, pour le contribuable, mais aussi pour l’économie réelle, pour les salariés avec le développement probable du chômage, une politique d’austérité, etc.

Par ailleurs, un autre trou noir de la crise est quasiment passé sous silence, celui des Fonds spéculatifs (Hedge funds) qui abritent des centaines de milliards de $ dans des paradis fiscaux, hors de tout contrôle, alors que certains de ces Fonds sont manifestement en train de sombrer.

Mais dans ce flot d’informations, deux caractéristiques ressortent : c’est, d’une part, l’extraordinaire faiblesse des explications sur les raisons profondes de cette crise (au début on nous a parlé de démarcheurs sans scrupules, puis de « traders » incontrôlés et enfin de banquiers irresponsables (dernière thèse de N. Sarkosy), et, d’autre part, la tentative de dissimuler, aussi longtemps qu’on l’a pu, qu’il s’agit bien d’une crise globale du capitalisme, qui touche à son essence même.

Or, pour réellement comprendre ce qui se passe aujourd’hui, il faut revenir à la fin des années 70. A ce moment là, les classes dirigeantes occidentales jugent que l’importante accumulation financière de la période de prospérité d’après guerre n’est plus alimentée par un niveau de profits suffisant (niveau mis en cause notamment par la rébellion contre les bas salaires et l’intensification du travail (ex. 1968), par celle des pays producteurs de pétrole contre les prix de pillage de cette matière première- 1973). Par ailleurs, ces mêmes classes estiment alors que le « camp socialiste » n’est plus économiquement qu’un « tigre de papier », que son économie va à l’échec et donc que la porte est désormais ouverte pour « recoloniser » économiquement et idéologiquement l’ensemble de la planète (le processus est amorcé par les politiques « Reagan » et «Thatcher » et par un pilonnage idéologique mondial sur les vertus des nouveaux dogmes capitalistes néolibéraux (tout marché, libre échange, liberté d’investissement et de circulation des capitaux, privatisations et liquidation des entreprises et services publics, dérégulation, etc.).

Dès lors, se met progressivement en place, dans les pays capitalistes occidentaux, (USA, UE, Japon, etc.), une énorme pieuvre financière dont les tentacules vont s’étendre progressivement à la quasi-totalité des économies planétaires, en s’insinuant dans tous les lieux où des richesses sont créées par le travail humain, pour aspirer, via leurs ventouses, la plus grande part possible de celles-ci. L’extension internationale de ces tentacules, dès 1980, va saigner à blanc les économies les plus vulnérables, celles des pays du « Sud », via l’explosion de leur « dette », délibérément provoquée par une hausse brutale des taux d’intérêt décidée par l’Occident. Des centaines de millions d’êtres humains seront ainsi plongés dans la misère absolue, des millions d’autres périront du fait de l’écroulement des systèmes de santé en Afrique. Autrement dit, il ne faut pas faire semblant de découvrir maintenant l’inhumanité de la pieuvre capitaliste, liée à de soi-disant dérives (ex. Américains pauvres chassés de leurs maisons). Cette inhumanité foncière, criminelle a été patente dès le départ et à une très large échelle. Depuis les tentacules de la pieuvre se sont insinués partout. Dans les entreprises, en comprimant la part des salaires dans le partage des richesses créées (déplacement de 10 % en France, au profit du capital et des profits financiers), en confisquant totalement les énormes gains de productivité de la révolution informationnelle. Par ailleurs, la concurrence exacerbée du libre échange et les exigences de rentabilités toujours plus élevées poussent à aller chercher dans les pays à très bas salaires des profits extra (délocalisations, sous-traitance, cf. paire de baskets achetée 4 $ à un sous-traitant chinois, revendue 40 $ sur le marché US). Pratiquement, toutes les activités humaines sont désormais considérées comme « marchandisables », c'est-à-dire susceptibles de dégager des profits financiers. Baisse des impôts, et donc des investissements publics « non-rentables », pourtant vitaux pour l’avenir de l’humanité (aide au développement, environnement, mise en œuvre du développement humain durable, etc.). L’éducation, la santé, le sport (équipes de foot cotées en bourse), la culture, les loisirs sont progressivement envahis par les tentacules de la pieuvre financière. Les agro-industries à rentabilité élevée menacent la sécurité alimentaire mondiale. Par ailleurs, les exigences de rotation accélérée du capital conduisent à une obsolescence artificielle des produits, délibérément non réparables. Un pilonnage publicitaire toujours plus intensif transforme, dans les pays développés, nombre d’êtres humains en acheteurs compulsifs. A la fin des années 90, en tout cas, le résultat recherché est atteint, à savoir une fantastique accumulation financière entre les mains d’une toute petite minorité, devenue immensément riche (Un montant incommensurable de dizaines de milliers de milliards de $ est parfois évoqué). Mais, dès lors, la pieuvre capitaliste occidentale, en particulier sa branche américaine, commence à se heurter à des difficultés. Les pays producteurs de pétrole et de gaz, dont la Russie, reprennent le contrôle de leurs gisements et accumulent pour leur propre compte. Au sein des pays émergents comme la Chine ou l’Inde, les processus d’accumulation capitaliste dont l’Occident a favorisé l’émergence ont donné naissance à des pieuvres capitalistes secondaires, qui grossissent à vue d’œil et dont les tentacules commencent à concurrencer partout la pieuvre occidentale (marchés, ressources naturelles). D’où la nécessité, notamment aux USA, de se tourner de plus en plus vers des expédients. Les bas salaires US, l’absence d’épargne y ont conduit pendant des années à maintenir artificiellement la consommation, moteur de l’activité économique, par des crédits, nécessairement octroyés avec de moins en moins de contraintes ou de régulations. Idem pour les spéculations successives, bulles internet, immobilière, matières premières. S’il est vrai que l’argent facile de la phase ascendante de la spéculation, souvent ostensiblement exhibé, a tendance à indigner, économiquement cette indignation n’a pas grand sens, car il s’agit d’une évolution quasi-inéluctable de la pieuvre capitaliste. En effet, plus celle-ci grossit (accumulation financière), plus elle doit absorber des quantités croissantes de richesses pour se nourrir, ce qui rencontre nécessairement des limites et conduit fatalement à un processus de crise, lui-même à l’échelle de l’accumulation réalisée.


Bref, inutile de se le dissimuler, la crise globale du capitalisme va nous projeter dans un autre monde, avec à la fois d’immenses dangers pour l’avenir de l’humanité et d’immenses opportunités politiques, à condition que nous nous hissions à leur hauteur, que nous soyons en mesure de les saisir
.



Paul Sindic


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Venez dialoguer

Les communistes des quartiers de Montpellier nord ouest vous invitent à venir discuter autour d'un verre de l'amitié. Venez partager vos expériences, vos avis, et vos attentes.

Samedi 04 octobre
à partir de 10h30

devant le quartier des Cévennes
avenue Louis Ravas


La droite de Sarkozy et du Medef cogne dure, c'est ensemble que nous pourrons réagir et changer les choses.

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L'impasse des agrocarburants


Notre pays se veut un champion en Europe de la production d’agrocarburants. En 2008, l’objectif français est un taux d’incorporation de 5,75 %, soit environ 3 millions de t. d’agrocarburants. Il doit être porté à 7 % en 2010.
Au niveau mondial, la production (chiffres 2006-2007) était de l’ordre de 60 millions de m3, soit environ 1,3 % de la production mondiale d’hydrocarbures.
Cependant, la promotion de cette filière énergétique, tant en France qu’au niveau planétaire, suscite d’importantes interrogations : intérêt environnemental controversé, mise en cause de la sécurité alimentaire mondiale, pillage de fonds publics dans notre pays.

Un intérêt environnemental controversé
Les agrocarburants, anciennement et improprement appelés « biocarburants », ont fait l’objet en France dans les années 90, d’une intense campagne de promotion de la part des lobbies céréaliers, betteraviers, puis maïsiculteurs. A l’époque, la faiblesse des prix internationaux des céréales, du sucre nécessitait l’octroi d’importantes subventions pour les exportations françaises de ces produits. Comme ces subventions faisaient l’objet de critiques tant au sein de l’UE (coût de la PAC jugé excessif) que de la part d’autres pays agro- exportateurs, les lobbies de l’agrobusiness français ont estimé que les agrocarburants, susceptibles d’être fortement subventionnés, pouvaient constituer une alternative intéressante. D’où, au départ, une survalorisation des qualités environnementales des agrocarburants, censés ne pas émettre de CO2 à partir du raisonnement simpliste suivant : la croissance de la plante cultivée pour les agrocarburants absorbe du CO2, celui-ci est restitué lors de la combustion des dits agrocarburants, donc le bilan absorptions/émissions de CO2 est nul. Les critiques n’ont pas tardé, puisque la culture de plantes à des fins industrielles (tracteurs, engrais, pesticides, transport de la récolte vers l’unité industrielle de transformation en agrocarburants, etc.) implique des émissions de CO2 venant sérieusement dégrader ce bilan.
Par ailleurs, si l’on veut procéder à une évaluation sérieuse, il faut effectuer une comparaison avec le bilan CO2 de l’affectation antérieure de la parcelle. Si celle-ci était en jachère, elle avait un bilan positif d’absorption nette de CO2 qui disparaît avec son affectation à une culture à finalité agrocarburants, ce qui détériore encore le bilan global CO2 de celle-ci. Si l’on applique cette même méthode aux agrocarburants produits par exemple en Malaisie ou Indonésie après destruction de la forêt tropicale sur les parcelles concernées, plantation de palmiers à huile, transport de l’huile de palme ou des agrocarburants vers des marchés éloignés, il est quasi-certain que le bilan CO2 devient alors carrément négatif. Idem au Brésil où l’extension des cultures pour agrocarburants (canne à sucre), repousse les autres cultures vers des zones défrichées par destruction là aussi de la forêt tropicale, très important capteur de CO2 (N. Hulot, dans une émission récente, commentait ces processus en disant que le capitalisme était en train de détruire ce bien commun essentiel pour la survie de l’humanité).

En bref, dans notre pays, nous nous trouvons depuis une quinzaine d’années devant une série d’études aux résultats contradictoires, mais avec une forte présomption d’un faible intérêt environnemental des agrocarburants. Cette présomption s’est aggravée dans la dernière période avec les travaux de Paul Crutzen, Nobel de chimie 1995, certifiés par une équipe internationale, montrant que les agrocarburants pouvaient contribuer jusqu’à 1,7 fois plus que les carburants fossiles à l’effet de serre (prise en compte du protoxyde d’azote –NO2, mal évalué jusque là et à effet de serre très puissant). Des scientifiques français confirment aussi cette appréciation négative.
Par ailleurs, cette vaste extension prévisible de zones en monoculture à vocation agro-industrielle contribue à accroître les atteintes à la biodiversité. Pour notre pays, cela va à l’encontre de « l’engagement international qu’a pris la France de stopper l’érosion de la biodiversité en 2010 ».
Bref, il y a plus que des doutes, en fait de fortes présomptions sur l’absence d’intérêt environnemental réel des agrocarburants et l’urgence d’études scientifiques sérieuses à leur sujet, à la fois au niveau national, mais aussi au niveau planétaire, est incontestable.

L’impact négatif sur la sécurité alimentaire mondiale
Les agrocarburants ne représentaient en 2007 que 1,3 % de la production mondiale d’hydrocarbures liquides et pourtant déjà leur montée en puissance paraît perturber sérieusement la sécurité alimentaire mondiale. Elle a coïncidé en effet avec une hausse des prix spectaculaire des prix mondiaux du blé, du riz, du maïs. Celle-ci a abouti à des émeutes de la faim dans plus de 30 pays.
Or, selon un rapport très récent de la Banque mondiale tenu jusqu’ici confidentiel, mais dévoilé par « The Guardian » du 4 juillet, sur une augmentation moyenne mondiale de 140 % des prix alimentaires, 75 % seraient dus aux pénuries causées par le détournement des surfaces cultivables vers les agrocarburants, le restant provenant d’une phase de mauvaises récoltes et de la faiblesse des stocks mondiaux. Ce détournement est particulièrement fort aux USA où 25 % de la production de maïs va désormais aux agrocarburants, et où ce processus s’étend rapidement. Cette situation a conduit le New York Times (6.07.08) à parler de famines entièrement créées par les décisions occidentales. Il est donc peu discutable que la poursuite de l’expansion rapide des surfaces agricoles cultivées en biocarburants à l’échelle planétaire risque de conduire à une catastrophe du point de vue de la sécurité alimentaire mondiale. Or, cette expansion rapide est favorisée, non seulement par les politiques gouvernementales incitatives (fortes subventions) dans divers pays occidentaux (USA, UE), mais aussi par la flambée des prix des carburants fossiles qui rend la production d’agrocarburants de plus en plus rentable.

Les cris d’alarme des organisations internationales
Outre le rapport de la Banque mondiale que nous venons d’évoquer, cette situation a conduit d’autres organisations internationales comme la FAO, l’OCDE, la division énergie de l’ONU à émettre de sérieuses mises en garde contre cette évolution. Si la FAO a exprimé ses inquiétudes à propos de la mise en cause de la sécurité alimentaire mondiale, sa dernière Conférence, dont on attendait une prise de position ferme à ce sujet, a été décevante de ce point de vue puisqu’aucune mention des agrocarburants ne figurait dans la déclaration finale. Il faut dire que nombre de pays membres de la FAO sont engagés dans des politiques actives de développement des agrocarburants. USA, pays de l’UE, mais aussi Brésil, Inde, Chine ainsi que de nombreux pays du « Sud » (Malaisie, Indonésie, Vietnam, etc.). D’où l’impossibilité de parvenir au consensus nécessaire.
L’absence d’études internationales objectives indiscutables a certainement aussi pesé lourd.
Paradoxalement, c’est l’OCDE qui a l’attitude la plus responsable et la plus ferme en la matière, sans doute parce qu’elle mesure mieux la gravité des conséquences géopolitiques qui pourraient découler à terme de telles orientations. Ses prises de position ont été en tout cas sans équivoque. L’OCDE estime en effet que si les agrocarburants atteignaient 13% des carburants consommés sur le plan mondial (soit dix fois les quantités produites actuellement), le gain sur les émissions de GES ne serait au mieux que de 3%, au prix de très graves problèmes de sécurité alimentaire mondiale. (rappel : obligation de réduire de 50% d’ici 2050 les émissions planétaires de CO2). Le Directeur agriculture de l’OCDE, S. Tangerman, (voir article Libération du 9.06.08) a donc demandé récemment de réduire d’une manière drastique les subventions à la production d’agrocarburants. Pendant ce temps, la Commission européenne continuait jusqu’à ces derniers jours à prôner très activement le développement de la production d’agrocarburants au sein de l’UE et à nier leur impact sur les prix alimentaires. Il est permis de penser qu’en la matière, les tares habituelles de la Commission, à savoir sa soumission aux lobbies affairistes divers, en l’occurrence ici celui particulièrement puissant de l’agro business, ont joué un rôle tout à fait négatif. On a observé d’ailleurs le même processus aux USA. Cependant, cette accumulation de prises de position internationales a fini par ébranler les ministres européens de l’énergie qui ont demandé récemment à la Commission de réviser sa position en abaissant ses objectifs agrocarburants et en observant un moratoire, tant que les choses ne seraient pas éclaircies (NYT 8.07). Le Parlement européen s’est exprimé dans le même sens. Cette situation nous conduit logiquement à évoquer maintenant le « scandale » des subventions à la production d’agrocarburants.

Subventions à la production d’agrocarburants et pillage de l’argent public
Rappelons brièvement le contexte initial dans lequel ont été décidées dans notre pays les premières subventions à la production d’agrocarburants. Au prix du baril de l’époque (25 à 30$), les agrocarburants n’étaient pas compétitifs et nécessitaient pour être produits d’importantes subventions. En 2003-2004, l’évaluation était que les agrocarburants ne deviendraient compétitifs par rapport aux carburants classiques que quand le prix du baril atteindrait 70 à75 $. Evidemment, quand le prix du baril a atteint ce niveau, on a vu apparaître de nouveaux arguments pour justifier encore les subventions. Il n’en demeure pas moins qu’avec un prix du baril évoluant désormais entre 120 et 140 $, subventionner les agrocarburants, indépendamment de tous les autres arguments déjà soulevés, n’a très probablement plus aucune justification économique sérieuse. Or, quel est le niveau des aides publiques qui vont être attribuées en France en 2008 à la production des agrocarburants ?

Celle-ci reçoit en fait trois types d’aides publiques :
- a) Des exonérations partielles de TIPP qui sont apparemment de l’ordre de 0,27 €/l en moyenne en 2008. Selon l’Union française des industries du pétrole (UFIP), ces « différenciations », comme l’UFIP les appelle élégamment, atteindront en 2008 la bagatelle de 1,09 milliard d’euros. (voir « La fiscalité sur les produits pétroliers en France TIPP, TVA, TGAP » - UFIP- Mai 2008).
- b) Une exonération de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) pour les carburants à hauteur des incorporations des % requis d’agrocarburants. (Montant à vérifier pour 2008, mais qui, d’après les chiffres de l’UFIP, devrait être de l’ordre de 160 millions d’€).
- c) Des aides directes aux agriculteurs en fonction des surfaces consacrées à la culture des plantes à finalité agrocarburants. Ces aides varient selon qu’il s’agit de surfaces déjà cultivées, auquel cas l’aide est de 45 €/Ha ou de surfaces en jachère pour lesquelles l’aide à la jachère est maintenue (350 €/Ha) malgré la mise en culture des parcelles concernées. Comme en 2008, les surfaces cultivées à finalité agrocarburants atteindront dans notre pays 2 millions d’Ha, le montant des aides directes aux agriculteurs atteindra au minimum 90 millions d’€. Au total, on peut donc dire que le montant des aides publiques à la production d’agrocarburants atteindra au minimum en 2008 1,35 milliard d’€ et plus vraisemblablement environ 1,5 milliard d’€ en fonction des terres en jachère utilisées.

Nous nous trouvons donc devant un authentique scandale où des activités devenues à coup sûr intrinsèquement fort rentables continuent à recevoir, malgré tout, un fort contingent d’aides publiques, tandis que leur finalité initiale est de plus en plus mise en question.


Propositions alternatives
Sans entrer ici dans le détail de celles-ci, trois points essentiels devront être visés :

1) Obtenir du gouvernement français des informations officielles sur le montant exact des aides publiques, quelles qu’en soient les diverses formes et les attributaires, versées dans notre pays à titre de soutien à la production d’agrocarburants.
2) Faire la clarté, sur la base d’études scientifiques indiscutables, sur le bilan réel environnemental (réduction ou non des émissions de GES, maintien de la biodiversité, de la qualité des sols, etc.) et socio-économique des agrocarburants, tant au point de vue national que planétaire (rôle de l’ONU et création de l’Organisation internationale de l’énergie (OIE)).
3) En attendant le résultat de ces études, moratoire sur le développement des agrocarburants et réduction drastique du montant des aides publiques sur deux ans avec affectation des ressources ainsi dégagées à des aides compensant significativement la hausse des carburants d’origine fossile, aides à attribuer aux professions et catégories sociales les plus touchées par la dite hausse.


Paul Sindic

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Le pétrole à 139 $/baril

Le dernier bond en avant spectaculaire du prix du pétrole à 139$/baril illustre l’extrême nervosité qui règne dans les milieux financiers occidentaux à propos du prix de cette matière première, chez toutes les entités financières impliquées dans la spéculation, bien entendu, mais aussi, bien au-delà, comme en témoigne la réunion convoquée en catastrophe ce week end au Japon des ministres de l’ énergie d’un G8 étendu à la Chine, l’Inde, la Corée du Sud pour débattre de ce sujet.
Qu’en est-il exactement et quelles sont les raisons de cette évolution rapide, mais aussi chaotique (cf. retombée du prix à moins de 120 $/baril quelques jours avant) ?
Ce qui paraît avoir mis le feu aux poudres, a été, fin mai – début juin, la parution de deux rapports d’analyse financière sur l’évolution probable du prix du pétrole brut, l’un venant de Goldman Sachs et prévoyant un pétrole à 200$/baril dans un délai de 6 mois à deux ans, l’autre de Morgan Stanley prévoyant la possibilité d’un pétrole à 150 $/b dès le mois de juillet prochain.
Les raisons avancées se rejoignent dans les deux rapports :
La demande mondiale continue à être tirée nettement en avant par le fait que dans la plupart des pays producteurs non - occidentaux, ainsi qu’en en Chine et en Inde, le prix interne des hydrocarbures est décroché du prix international. L’afflux de recettes en devises dans ces pays producteurs dynamise l’accroissement de la demande, ainsi que la forte croissance en Chine et en Inde. Notons cependant que la Chine connaît un tassement de sa croissance et par rapport à son dernier record de croissance à 11,5% envisage désormais une croissance à 8,5 - 9 % en 2009. L’Inde dont les marges de manœuvre sont plus faibles (production de pétrole propre relativement modeste) vient de rehausser son prix intérieur. Parallèlement, il y a un certain tassement de la demande des pays de l’OCDE, mais qui, fin 2007, restait tout à fait limité.
- En face, l’évolution de l’offre mondiale pose de plus en plus de problèmes. Rappelons qu’en 2007, l’ensemble de l’offre mondiale hydrocarbures ( pétrole brut + condensats extraits du gaz+ biocarburants) a été inférieure à la demande de 50 millions de t/an. Même si début 2008, l’accroissement de la production OPEP a apparemment comblé ce déficit, les menaces géopolitiques sur des grands pays producteurs ont fait à nouveau monter la tension. Dans les deux rapports sont clairement identifiés, d’une part, les déclarations d’Israël à propos du « caractère inévitable » du bombardement des installations nucléaires iraniennes, d’autre part, l’aggravation de la situation au Nigeria mettant en cause la production de Shell et maintenant celle de Chevron, et les regains de tension à la frontière turco - irakienne. Par ailleurs est noté un début de tension lié à la compétition entre Chine, Inde d’un côté et pays occidentaux de l’autre sur les approvisionnements d’origine moyen-orientale.
Par ailleurs, la confusion qu’entretenait jusqu’ici le poids d’un discours du lobby pétrolier US centré autour d’Exxon avec la négation de toute idée d’un plafonnement inévitable de la production pétrolière mondiale et l’affirmation de l’importance des réserves planétaires restantes (pétrole dit non-conventionnel à coût d’extraction élevé, voire très élevé (huiles lourdes, sables bitumineux), zones arctiques) permettant de décupler la production mondiale est en train de se dissiper. En effet, l’idéologie impérialiste qui sous-tendait ce discours, apparemment technique, était qu’une reprise en main politico-militaire de toutes les zones pétrolières significatives par les intérêts pétroliers occidentaux, suffirait à régler tous les problèmes. C’est elle qui était en fait derrière l’intervention en Irak.
Or, si l’existence de ces réserves est indiscutable, les contraintes de tous ordres qui pèsent sur la possibilité de les mettre en valeur dans des délais suffisamment rapides et dans des quantités suffisantes pour compenser le plafonnement et le déclin accentué de la production mondiale des gisements actuels, avec un décrochage réel par rapport à la demande, sont elles aussi une réalité (reprise en main des décisions d’investissement par les pays producteurs, contraintes environnementales liées notamment à la réduction des émissions de CO2, énormité des investissements qui seraient nécessaires à bref délai). C’est ce constat qui a conduit au changement de cap récent de l’AIE, prévoyant désormais un déficit offre-demande pour le pétrole de 600 millions de t/an d’ici 2015-2020.
Dans ces conditions, entre menaces géopolitiques à court terme d’interruptions de livraisons de pays comme l’Iran, le Nigeria, l’Irak et déficit d’offre important à l’horizon 2015-2020, pas étonnant que le prix s’envole. Même si son évolution restera probablement chaotique, la tendance de fond me paraît indiscutable et des prix de 150, 200 $, voire même plus, sont tout à fait probables.
La probabilité d’une récession économique mondiale avec son cortège de conséquences sociales et politiques gravissimes se renforce d’autant. Avec un prix à 80-100 $, conjugué à la crise immobilière, les USA ont déjà perdu près de 3 % de croissance et la Chine risque d’en perdre tout autant. A 200 $/b, le risque d’une récession économique planétaire par engagement d’une spirale récessionniste globale devient majeur.


Paul Sindic, juin 2008

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Précarité, la mal d'une génération


Chômeurs, travailleurs en intérim, travailleurs en mi-temps, smicards, les jeunes subissent de plein fouet les ravages du capitalisme mondialisé. La politique de la droite et de son grand chef Sarkozy, en favorisant les classes les plus aisées de la société, n’a de cesse de mettre à mal l’avenir du monde, la jeunesse. Le pouvoir d’achat des français est en baisse, celui des jeunes précaires, moteur physique et intellectuel du futur, est inexistant.
Comment peut-on vivre avec moins de 400 euros par mois, comme les rmistes ou les chômeurs en formation ? Comment peut-on louer un appartement à plus de 500 euros quand on en gagne 1000, comme les smicards, et qu’il y a les factures à payer, que les prix des produits de première nécessité augmentent ? Quand on est soumis à du temps partiel subis et que l’on n’a aucune perspective d’avenir tant les offres d’emplois sont rares ?
La réponse est simple, on ne vit pas, on survie. Le capital ne laisse aucune place aux jeunes n’étant pas issus d’une bonne famille. La redistribution des richesses est pour la bourgeoisie, un véritable cauchemar. Jamais une politique de classes n’a été aussi flagrante en France depuis 1789. Une réponse à la hauteur de l’agression s’impose !

Réclamons notre dû, un avenir décent. Un avenir où les masses prolétariennes récolteraient enfin les fruits de leurs labeurs. Cela passe par une revalorisation du SMIC et des minima sociaux.
La création d’une aide financière pour les jeunes de moins de 25 ans ne touchant pas les allocations chômage. Un véritable service public de l’emploi permettant lorsque l’on est au chômage de se former et de retrouver immédiatement un emploi, la sécurité de l’emploi dans sa nouvelle forme, une perpétuelle évolution qui mettrait fin au longue période de chômage. Une représentation plus importante dans les lieux de décision.
Cela se finance par la création d’une taxe spécifique aux groupes industriels bénéficiaires qui permettraient de faciliter le retour à l’emploi des chômeurs et l’insertion professionnelle des jeunes.
Les industriels s’engraissent sur le dos des travailleurs puis les licencient lorsque le vent tourne. Réclamons le remboursement immédiat et inconditionnel de toutes les aides publiques aux entreprises qui licencient lorsqu’elles sont bénéficiaires où qui délocalisent.
Il est désormais essentiel de permettre aux ouvriers et salariés de prendre automatiquement des parts dans les sociétés où ils œuvrent afin de les responsabiliser et de lever la main mise de la classe supérieure sur l’emploi en France.

Ensemble levons le poing et faisons entendre notre voix, la voix de l’avenir


Damien Gautreau et Etienne Grollemund

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Fête de l'Humanité Grand Sud



La cinquième fête de l'Humanité Grand Sud se tiendra le samedi 26 avril 2008 au parc des expositions de Montpellier. Rendez vous politique et festif, les concerts alterneront avec les débats et les projections de courts métrages. Au total, pas moins de neuf concerts, deux débats, une rencontre avec Patrick Le Hyaric, un meeting et des dizaines de vidéos. Une trentaine de stands seront tenus par des associations, comme le Parti Communiste Iraquien, Solidarité France-Cuba, Amitié franco-palestienne, Lesbian and Gay Pride, Secours Populaire Français, Alger Républicain...

Plus de 4000 personnes sont attendus pour cette grande fête politique et populaire, qui chaque année est une formidable occasion de se rencontrer, de débattre et de s'amuser.

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La campagne antichinoise

Le PRCF dénonce la campagne antichinoise

Deux poids, deux mesures : les Ménard, Glucksmann, Lévy et Cie n'ont pas dit un mot pour condamner les USA et réclamer le boycott des JO d'Atlanta et de Los Angeles au moment où l'Empire états-unien semaient la mort de masse en Irak, au Panama ou en Yougoslavie. Pas un mot non plus contre cette grande "démocratie" qui torture officiellement à Guantanamo et qui a le plus fort taux au monde, très loin devant la Chine, pour le nombre de citoyens emprisonnés par rapport à la population globale. Pas un mot de protestation non plus contre la dédicace sciemment politique du Salon parisien du livre à l'Etat d'Israël avec visite à la clé du président d'Israël, présentement occupé à massacrer sans pitié civils et enfants palestiniens. Pour ce qui concerne la fausse gauche, pas un mot non plus, , sauf quand il s'agit de boycotter un pays se réclamant du socialisme, pour condamner les J.O. en tant que vitrine du sport commercial et professionnel (un débat approfondi serait nécessaire à ce sujet). Pas un mot non plus, tout simplement, pour condamner les atteintes aux droits de l'homme, en France même, du régime sarkozyste, sa traque aux ouvriers immigrés, ses atteintes répétées au droit de grève, sa mainmise sur les médias (n'est ce pas, Messieurs de "Reporters sans frontières"!),sa construction d'un Etat policier chargé de fliquer les manifs populaire, son viol grossier de la souveraineté du peuple auquel Sarkozy et la fausse gauche viennent d'imposer la constitution européenne bis en annihilant le vote démocratique du 29 mai 2005.

En réalité, à l'approche des JO, il faut s'attendre à une multitude de provocations pour tenter d'isoler la Chine, d'y semer la division sur des bases "ethniques", non seulement de la part des classes féodales privilégiées expropriées par la République populaire chinoise en 1959, non seulement de la part du prétendu "gouvernement tibétain en exil", mais de la part des Etats impérialistes qui feignent d'oublier dans quel état épouvantable de famine et d'humiliation les USA, l'Allemagne, la France et l'Angleterre capitalistes avaient plongé la Chine à l'époque des guerres de l'opium et des "concessions" ; qui oublient les quelque 10 millions de morts civils et militaires dont la Chine à souffert pour se libérer de l'occupation du japon fasciste lors du dernier conflit mondial. Le fait que ces Etats prédateurs qui affament la moitié de la planète avec leur OMC, leur FMI, leurs guerres impérialistes et leurs blocus, appellent au respect des droits de l'homme au Tibet, est pour le moins suspect ; de plus, c'est volontairement oublier qu'avant 1959, le Tibet était plongé dans le servage, que les "gentils" dirigeants de monastères bouddhistes avaient droit de vie et de mort sur les serfs (90% des gens), que 90% des habitants étaient analphabètes, qu'un Tibétain de base était décapité si ses yeux se posaient sur le Dalaï-Lama! Ces mêmes Etats impérialistes osent parler d'indépendance nationale du Tibet alors que ce pays fait partie de la Chine multinationale depuis le 13ème siècle (bien avant que la corse ou Nice n'appartiennent à la France!), et qu'eux-mêmes foulent aux pieds les droits nationaux du peuple palestinien, du peuple irakien, du peuple yougoslave, du peuple ivoirien, du peuple tchadien, et de tant d'autres!

De fait, l'intégration du Tibet à la République populaire chinoise a, malgré les soubresauts de la prétendue "révolution culturelle" (qui affectèrent toute la Chine) constitué un immense pas en avant pour les masses rurales et urbaines du Tibet. C'est seulement à partir de cette date que la masse de la jeunesse a été scolarisée, que les Tibétains ont pu apprendre leur langue écrite à l'école, l'entendre parler dans les médias, disposer d'un enseignement bilingue où le tibétain tient tout naturellement la 1ère place. Quant à la spiritualité du Tibet, qui fait tant rêver les petits bourgeois consuméristes d'ici, elle existe bel et bien mais n'a jamais été qu'un phénomène très élitiste dans l'ancien Tibet féodal : c'est ce que révélait Alexandra David-Neel qui dans ses carnets de voyage, indiquait à la fois la beauté de la PHILOSOPHIE bouddhiste pratiquée par quelques-uns, et l'arriération profonde et les superstitions dans lesquelles étaient maintenue la masse de la population.

En outre, les pyromanes des Etats impérialistes et leurs relais médiatiques se comportent en vrais irresponsables. On a vu en Yougoslavie ce qu'a donné la volonté occidentale d'encourager les séparatismes Croate, Slovène, Kosovar, dans le seul but de démanteler la République socialiste fédérative de Yougoslavie : une guerre terrible qui a ravagé un pays, mais qui a permis que depuis les USA et l'UE occupent militairement les Balkans. Le projet, d'ailleurs hors de portée des impérialistes, de balkaniser la Chine et son plus qu'1 milliard d'hommes est à la fois odieux et terriblement dangereux pour la paix mondiale.

Enfin, le prétendu "boycott" des JO par l'autoproclamée "communauté internationale" est une pure insulte à l'humanisme et au bon sens. On est d'avance certain que l'Inde, la Russie, l'Afrique, l'Amérique latine, le Vietnam, l'Iran, etc. ne boycotteront à aucun prix les JO : dans ces conditions que signifie pour la "communauté internationale" (c'est-à-dire les Etats riches regroupant au plus 600 millions de personnes) un ensemble d'Etats groupant de trois à quatre milliards d'individus? Quel racisme à l'égard du grand peuple chinois, et plus généralement, des "pays émergents" dont la Chine est le symbole!Cela ne signifie nullement que le PRCF soit indifférent au besoin de progrès de la démocratie socialiste en Chine et à l'essor de la culture nationale du peuple du Tibet et des autres provinces de Chine. Mais d'abord, le PRCF, fidèle à la l'exigence universelle de laïcité et de pensée dégagée des dogmes de toutes natures", ne considère nullement que les cléricaux tibétains, organisateurs de pogroms contre les commerçants chinois, soient en quoi que ce soit une force de libération! Comme dans tout le reste de la Chine, le progrès de la société repose sur les masses populaires, sur les ouvriers, sur les paysans, sur tous ceux qui en Chine restent fidèles aux idéaux socialistes de la Révolution de 1949, sur les communistes qui, de Pékin à Lhassa, défendent les acquis du socialisme et le principe d'un développement socialiste du pays, seul à même de stopper le creusement des inégalités sociales que comporterait un mode de développement subordonné au capitalisme mondialisé. La voie socialiste est seule à même de permettre à long terme le développement harmonieux des nationalités de la RPC. C'est d'ailleurs dans ce sens que s'est exprimée la conférence nationale du PRCF en 2006 non pour dénigrer la République populaire, mais pour défendre ses acquis et son rayonnement international.

En résumé, oui à l'amélioration des droits du peuple au Tibet et dans le reste de la Chine, non à la campagne impérialiste contre les JO de Pékin, non aux tentatives impérialistes de déstabiliser la Chine et de la plonger dans des conflits interethniques dans le but d'en saboter le développement indépendant, non aux pires ennemis de toute spiritualité, des peuples du Tibet et du reste de la Chine, l'impérialisme et le capitalisme.

Le 23 mars 2008

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Félicitations



Claude Avenante et Lise Galtier réalisent un bon score pour ces cantonales. Grâce au travail de la cellule Montpellier Nord Ouest, ils récoltent 5,36% des voix sur l'ensemble du canton 2, dont 7,36% pour les bureaux de vote de Montpellier.
Le militantisme de terrain montre son efficacité et nous encourage à continuer dans cette voie. La présence de cellules oragnisées a été déterminante pour ces élections, les candidats du PCF montpelliérain réalisant les meilleurs scores été soutenus par des cellules actives.
Fort de ce résultat, Claude Avenante demande à ses électeurs de tout faire pour barrer la route de l'UMP et sa candidate Canaud. Le canton, comme le conseil général doivent rester à gauche.

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Canton 2 de Montpellier



Claude Avenante,
un homme de terrain pour faire front à gauche

Claude Avenante est candidat aux cantonales sur le second canton de Montpellier. Lise Galtier, jeune étudiante, est sa suppléante. Ils sont soutenus par la cellule Montpellier Nord Ouest du PCF.

Déjà, sous la pression de l'opinion et des mouvements sociaux, le gouvernement tergiverse. Il lâche 200 euros pour les retraités à valoir sur 5 ans. (Soit 40€ par an = 3,33€ par mois). Une aumône en quelque sorte. Quel mépris!
Les communistes veulent contribuer à reconstruire une gauche qui a des idées, une gauche qui se bat, donner un droit de regard et de décision aux citoyens et aux salariés sur l'utilisation de l'argent pour le développement.
C'est le sens qu'aura le vote pour les candidats soutenus par le PCF. Scrutin local mais aussi premier test grandeur nature pour le sarkozysme, les élections des 9 et 16 mars donneront l'occasion aux citoyens de se faire entendre.

La droite cogne dur, très dur. Nous devons lui résister. Ensemble, nous pouvons changer la politique. Ensemble, nous pouvons agir pour un monde de justice et de progrès social, de solidarité et de paix. Retrouvons-nous pour participer à cette passionnante construction de libération humaine.

Le 9 mars, pour avoir des élus vraiment à gauche et faire front face à la politique de Sarkozy et de l'UMP, votons utiles, votons communiste.

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Déclaration des communistes à propos de la liste Mandroux

Déclaration de militants communistes de Montpellier à propos de la liste Mandroux et de l’alliance PS-MODEM


Les militants communistes de Montpellier signataires de la présente déclaration tiennent à renouveler leur désapprobation d’une alliance PS - Modem pour les prochaines élections municipales à Montpellier.
Cette alliance s’inscrit en effet dans une dérive droitière du PS, déjà marquée par le fait que certains socialistes ont rejoint l’équipe Sarkozy, par la déclaration de Ségolène Royal disant, après coup, qu’elle aurait appelé F. Bayrou comme premier ministre, confirmée par la position majoritaire au PS pour faire passer, sans referendum, le traité néolibéral européen, alors même que la majorité de l’électorat socialiste l’avait refusé en 2005. Tout cela contribue à la confusion, en prétendant effacer les clivages entre la gauche et la droite, en dissimulant le fait que le Modem reste fondamentalement une formation de droite, dont les représentants dans l’ancienne municipalité ont toujours voté avec la droite. Les récentes déclarations du leader local du Modem, M. Dufour, ex-UDF, ancien patron d’Air littoral, au passé social chargé, sur le fait que « les clivages droite -gauche n'ont pas beaucoup de place au sein de cette liste" confirment. Nous partageons tout à fait l’inquiétude exprimée récemment par M. G. Buffet à propos des dangers de ces alliances PS -Modem et sur les choix stratégiques à venir du PS qu’elles impliquent.
Ce n’est pas la gauche que nous voulons.

Le 8 février, l’assemblée générale de la section communiste de Montpellier, après un long débat a accepté majoritairement de participer malgré tout à cette liste Mandroux-Modem. Nous, signataires de cet appel pensons qu’il est peu cohérent de lutter pour battre la droite Domergue en s'alliant avec la droite Dufour . Ce combat est aussi nécessaire dans les municipalités qu’à l’échelle nationale, car la politique de rigueur de la droite à venir affectera aussi les budgets municipaux.
Notre objectif est et reste de constituer une liste de gauche rassembleuse et porteuse d’avenir comprenant les sensibilités communistes, socialistes, écologistes, Extrême gauche, PRG, MRC .Nous voulons par cet appel continuer à agir jusqu’au 21 février contre la présence du Modem sur la liste Mandroux. C’est le but de cette déclaration.


NOM Prénom

GAUTREAU Damien
ROUBE Bernard
ROUBE Christianne
SINDIC Paul
FALGUERA Anita
CAPRON Aude
PRIETO Mauricio
GALTIER Lise
CABROL Richard
AVENANTE Claude
POUGET Jean-Luc
BELLES André
OLIVIERI Jean
RUIZ Maguy
CROS Huguette
GUSQUET Guy
LABORIE Raymond
RAGUES Joséphine
TYHAI Frederic
VIVARES Frieda
TILLARD Pascal
GALINARI Nassime
GALINARI Khalèd
DUTHEIL Simone
DUTHEIL Pierre
ANGOUILLANT Jérémie
YEGHICHEYAN Jennifer
ARTIGUES Jacques
LOUNDOU-MASSALA Daniel
TYHAI Danielle
CABROL Paul
SIERRA Henri
VIALLET Danielle
VIALLET Pierre

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Le développement durable… Qu’est ce que c’est ?

Depuis quelques temps nos médias, nos politiciens,… ne nous parlent plus que de développement durable. Mais derrière ce terme devenu un peu passe partout que se cache t-il vraiment?

Historiquement le terme développement durable apparaît en 1980 et est défini en 1987 par la « Commission mondiale sur l’environnement et le développement » dans le Rapport Brundtland comme étant :
« un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de " besoins ", et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. »
Le développement durable repose sur un réel équilibre entre trois notions : la notion d’économie, d’écologie et de social.

Pour voir le développement durable émerger de façon concrète dans notre monde il faut remodeler complètement notre économie et notre façon de consommer. On ne peut se le cacher, ce développement s’oppose au capitalisme, il faut que notre économie ne soit plus basée uniquement sur les profits et l’enrichissement de certains au dépend de l’écologie et de la majorité d’entre nous.
Aujourd’hui les acteurs économiques doivent être capables de faire quotidiennement les choix pour un monde meilleur pour tous, pour vous, pour vos enfants,… Les entrepreneurs vont devoir apprendre, avec l’aide de l’état, à préserver nos ressources, à rejeter moins de CO2, à effacer les inégalités entre les uns et les autres…
Mais vous aussi vous avez un rôle dans la mise en place de cette économie, apprenez à consommer différemment, ne vous laissez plus influencer par les médias qui veulent nous faire consommer toujours plus et toujours plus mal.
Ensemble, jour après jour nous pourrons mettre en place le développement durable, mais il faut faire vite, notre planète agonise sous le poids de ce qu’on lui fait subir depuis des décennies sous prétexte d’avoir une économie florissante…

Leïla Le Goff

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